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Euskadi

Parfois lorsqu’on visite certains lieux, il est difficile d’échapper aux clichés.

A Paris, la Tour Eiffel est absolument à voir. A Pise, la tour qui penche est à ne pas rater, des fois qu’elle ne tombe avant votre prochaine visite. A San Francisco, le Golden Gate est un must. Et tant d’autres…

Ce qu’il y a de bien lorsqu’on aime la photographie, c’est de se rendre à un endroit qui fourmille de clichés et “clic ! clac ! ” de pouvoir les prendre !

D’une certaine façon, c’est le sentiment que nous avons eu lors de notre séjour au Pays Basque.

Les maisons y sont toutes rouge et blanc… Maison Espelette

Les gens y portent des bérets…Beret Basque

0001Euskadi09 Espelette est la ville du piment…

Il y a de drôles de petits chevaux appelés Pottok…0005Euskadi09 copie

Les plages sont belles Biarritz et le surf n’y est pas qu’une vague sur internet…surfeur

Et en plus quand vous êtes fatigués de prendre toutes ces photos, vous avez la possibilité de prendre quelques tapas à la terrasse d’un bar…Tapas

Vraiment, il y a des clichés qui sont bien agréable à prendre soi-même…

Surfeur

Bien sûr il y a les vedettes, les vraies. Celles que l’on reconnait sans être  un spécialiste du vélo. ContadorLance Armstrong

Ces stars, on les reconnait parce qu’elles portent ou ont portés le maillot jaune, cette tunique dorée plus connue que la toison de Jason !

Poupou On les reconnait parce sans avoir jamais gagné le Tour, leur nom est passé à la postérité, parfois synonyme d’éternel second…

On les reconnait parce qu’elles nous causent dans le poste de télé, contant les Gégé Holtzexploits des autres….

Puis il y a tous ces visages, vaguement aperçus pendant les trois semaines qui ont précédé, qui défilent sur les Champs-Elysées dans une parade qui n’a rien de militaire.Tour de France

Ils ont tous le sourire, contents qu’ils sont de l’avoir fait jusqu’à son ultime jour, ce tour de la France. Certains ne gagneront jamais une étape ou ne seront jamais à la “une” des journaux. Tour de France Mais tous suscitent l’admiration d’un public, qui n’est plus dupe sur les moyens parfois employés, mais qui continue d’apprécier leurs exploits.

Le courage et la souffrance accompagnent souvent ces gars-là sur la route.

Moi qui peine déjà dans le moindre un faux-plat, suis-je vraiment capable de mesurer la dureté de cet étrange métier, coureur cycliste ?Le Maillot Vert !

Quoi qu’il en soit, lorsque vous allez voir l’arrivée du Tour, l’impression qui domine c’est celle d’une ambiance festive où tout le monde, coureurs comme spectateurs, est heureux d’être là.

Même les derniers ou les anonymes ont le sourire du vainqueur….et parfois la bise qui va avec !Tony Martin et Madame..

Icare sans plumes ?

Un cerf-volant, une tondeuse à gazon et un strapontin.

Pour peu que vous soyez bricoleur, vous assemblez le  tout, vous prenez place, mettez les gaz et c’est parti ! Et comme il faut un nom pour l’engin, vous l’appelez Ultra Léger Motorisé.

ULM ! Bretagne 09

N’ayant pas particulièrement peur en avion, j’ai trouvé sympa le cadeau choisi par ma dulcinée pour mon anniversaire :  un baptême d’ULM !

Après réflexion, il a quand même fallu m’auto convaincre que les statistiques, très sûres, du transport aérien plaidaient en faveur d’une aventure sans risque.ULM5 Décollage copie

Alors, direction l’aérodrome de Granville, pour un petit survol des côtes de Normandie.

1er prise de contact avec l’étrange appareil qui va me transporter. Il y a un objet familier qui rappelle les avions de lignes : la ceinture de sécurité est identique.

Ben alors, c’est pareil qu’un Airbus en plus petit ?

Si on ôte la carlingue, les sièges confortables et le personnel de bord servant les apéros, c’est grosso modo la même chose.

Avec un plus appréciable : on peut discuter directement avec le pilote puisqu’il est assis juste devant vous.

Pour le reste….ULM Granville

Petit roulage sur la piste et…décollage ! En quelques secondes, on atteint l’altitude de croisière…500 mètres. Et là, on est bien content d’avoir enfilé la combinaison qui évite de finir comme un glaçon. 500 mètres ce n’est pas très haut quand on fait une randonnée en montagne par un beau soleil d’été.

Au bord de la mer, par une jolie journée ventée du mois de Mai, ce n’est pas exactement la même chose !

Une fois quitté le plancher des vaches (normandes forcément), on comprend parfaitement pourquoi le terme Ultra Léger est associé à notre appareil.Bretagne 09

J’imagine que se contenter de “léger” n’aurait pas parfaitement rendu le sentiment de “pas grand’ chose” qui vous habite quand le moindre coup de vent vous ballote…Avec “ultra” devant “léger”, j’étais prévenu, non !

Quoiqu’il en soit, la découverte de la baie de Granville depuis le ciel est un vrai  spectacle.

Et le meilleur moyen de l’apprécier est d’oublier que vous êtes suspendu à un cerf-volant, assis sur un strapontin, une tondeuse à gazon dans le dos…

Inutile aussi de vous souvenir du mythe d’Icare….Bretagne 09

“Back-Kitchen”

21 juin, l’été arrive. Les décibels aussi !

Nous avions déjà parlé de la Fête de la Musique l’année dernière. C’était comme une recette gastronomique où chacun amenait ses ingrédients  ( par ici…  musique)

Johnny Clegg Live in ConflansEt bien, cette année, une semaine avant le 21, j’ai pu découvrir l’arrière cuisine d’un grand de la musique sud africaine.BackStage1

A la fin du concert que donnait Johnny Clegg à Conflans Sainte Honorine, j’ai réussi à me glisser backstage.

Pour cela, j’ai bénéficié de l’amicale complicité de Peter Greed, leader charismatique du légendaire groupe Amyssis. Laquelle légende est en cours d’écriture, soyons patients !

Backstage, c’est le mot branché qu’on utilise lorsqu’on veut faire croire qu’on est du milieu artistique. Une personne normale, parlant un français de base, dirait plutôt les coulisses.

Et là, j’ai assisté au dialogue le plus surprenant de ma vie de roadie d’un soir. JohnnyClegg Live in ConflansCe dialogue, entre Peter Greed et l’accordeur des guitares de Johnny Clegg, je vous le restitue quasiment tel quel :

  • Peter : Les guitares, c’est bien des Parker ?
  • L’accordeur : Ouais, c’est ça…
  • Peter : Elles ont quand même un son spécial ?
  • L’accordeur : Elles sont spéciales, elles sont à la fois acoustiques et électriques ?
  • Peter : Y’a deux prises jack ?
  • L’accordeur : non y’ un jack stéréo et puis après t’as une sortie mono pour l’acoustique et une mono pour l’électrique.
  • Peter : Y’a autre chose aussi…
  • L’accordeur : C’est un accordage Zoulou
  • Peter : C’est-à-dire ?
  • L’accordeur : C’est un accordage Zoulou…

Là on a compris que les secrets de fabrication allaient être bien gardés !JohnnyClegg Live in Conflans

Tout ça pour vous dire que, si vous n’êtes pas un initié, les conversations backstage peuvent vraiment être difficiles à comprendre. Surtout si, ignare comme moi, vous ne réussissez pas à identifier le son d’une Parker dès les premiers accords !

Enfin, un dernier mot pour retranscrire la réalité de la vie d’artiste. Alors qu’on s’extasiait sur les grands voyages que pouvait faire cet accordeur, membre de l’équipe de Johnny Clegg depuis plus de 10 ans, à peine revenu d’une grande tournée en Australie, il eut cette phrase formidable :

Perth, Melbourne, Brisbane, Auckland.  On a fait tous ses concerts mais on n’a pas vu grand-chose. On arrive, on prépare le concert avant, on range après et on va dormir.  Çà ou Aubervilliers, c’est pareil pour nous.

Alors qu’on insistait:  “L’Australie,  quand même ça doit changer d’ici”.

Bon disons que c’est comme si on avait fait Aubervilliers-Sud !

Pour ce qui est du concert de Johnny Clegg, ce fût simplement génial. Comme toujours !JohnnyClegg Live in ConflansJohnnyClegg Live in Conflans

Depuis quelques semaines, nous prenions plaisir à revivre, à travers ce blog, les contrées de l’Ouest Américain parcourues l’automne dernier.

Les commémorations du 65ème anniversaire du débarquement du 6 juin 44, on fait remonter à la surface de notre mémoire une visite entreprise il y a quelques années sur les plages de Normandie.

De ces lieux chargés d’histoire, il en est un qui est un bout d’Amérique planté en pleine Normandie : le cimetière américain de Colleville sur Mer.

Colleville sur Mer

Image de carte

Concession perpétuelle faite par la France aux Etats-Unis, ces 70 hectares sont réellement un territoire américain.

Arpenter les plages ou villes célèbres de la région, comme Omaha Beach ou Sainte Mère l’Eglise, découvrir le musée du  débarquement d’Arromanches sont autant d’étapes incontournables et instructives mais la véritable émotion, pour nous, fut ailleurs.

Visiter le cimetière américain est impressionnant.

Colleville sur Mer                    Il faut parcourir les allées à travers les 9837 tombes, toutes ornées d’une croix ou d’une étoile de David blanche, dans un silence quasi  absolu, avec pour seul bruit quelques gazouillis d’oiseaux, pour véritablement prendre la mesure de ce que furent les combats de la bataille de Normandie.

Un lieu si paisible….témoignage de tant de fureur….SONY DSC

Notre Amérique à nous, ce fût…

- 22 jours sur place,

- 20 heures d’avion aller-retour,Côtes américaines

- 3200 miles parcourus en PT Cruiser,SONY DSC

- 2 ours vus, et tant d’autres imaginés derrière chaque bosquet,

- 6000 € de budget, pourboires non inclus !Chipmunk

- des centaines d’écureuils croisés un peu partout,

- des milliers de bisons, et pas mal d’autres bébêtes,

Mule Deer

- 5 états traversés : Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana, Utah

Montana Plate

- des pancakes, des waffles et des cinnamon rolls dégustés au breakfast,

- quelques bières Coors, Budweiser ou encore Grand Teton,Enseigne Deadwood

- 10$ gagnés puis reperdus dans un casino de Deadwood,

- -1°C au petit matin à Grand Teton,

- 30°C un après-midi au bord du Grand Lac Salé !

Salt Lake City doit son nom à la grande étendue d’eau à proximité de laquelle la ville s’est
bâtie.

LacSalé4 Le
Grand Lac Salé mérite son nom : il est très grand, nous avons pu le constater de nos
yeux, et il est très salé, même si nous n’avons pas osé gouter son eau et que nous y avons juste trempé nos orteils.

A quelques kilomètres de là, Antelope Island est un bon endroit pour le découvrir.

LacSalé3 Antelope Island est une île de 68 km². La plus grande du Lac.

On la visite au bout d’une interminable ligne droite et on y retrouve des quantités d’oiseaux, pas mal de
bisons et des jolies plages qui font penser que l’on est au bord de la mer !
LacSalé1

Une mer sans vague. Une mer, où à 150 m du bord, on a de l’eau que jusqu’à mi-cuisse. Bizarre sensation.

Salt Lake City et son grand lac sera notre dernière étape avant le retour vers notre
Douce France.

Par le hublot de notre avion,LacSalé5 nous apercevrons les rives du Lac s’éloigner et

le goût de son sel viendra se perdre sur nos lèvres….A moins que ce ne soit celui de quelques larmes ?

Mais, et nous voulons y voir un signe du destin, les dernières images que nous
emporterons, avant de plonger dans la nuit du vol retour, seront la chaîne du
Grand Teton dans le crépuscule et un juste après….

Old
Faithfull (fidèle comme toujours) en pleine éruption….comme un “See You Soon” plus qu’un
“Good Bye” !

SLC
! 3 lettres qui rappellent au moins jeunes un mythique magazine devenu une mythique émission de radio :

Salut Les Copains !Frresque SLc

Pour nous, ces 3 lettres se traduiront par Salt Lake City. Ultime étape de notre voyage.

SLC Vielle maisonNous étions curieux de savoir ce qu’allait donner la visite de la cité de Mormons.
Un périple dans un pieu passé pour expier nos péchés ?
Un retour anxiogène dans le béton et les autoroutes après toutes ces étendues quasi sauvages ?

Un peu
des deux ? Ou ni l’un ni l’autre ?
En fait, nous ne savons pas trop quel sentiment en retenir.

Capitol2-SLCLa ville est de taille moyenne avec ses 180 000 habitants (1 300 000 avec les environs).
Pour comparaison, Denver c’est 580 000 et plus de 2 000 000 périphérie comprise.
Et que dire de Los Angeles et ses dix millions (banlieues et stars hollywoodiennes incluses) !

On n’a donc pas une sensation de gigantisme urbain même en venant du Grand Teton ou de Yellowstone.

Il y a de jolis parcs avec de belles pelouses, il y a même un “Capitole”, copie plus petite de celui de Washington.

Le dimanche, on peut y entrer et arpenter le grand hall et les étages en toute tranquillité. Avec de grandes
fresques au plafond.

Capitol-3 SLC
Bon, ce n’est quand même pas la chapelle Sixtine.

Justement, à propos de chapelle, parlons des Mormons. On croise quelques familles facilement reconnaissables…pas à cause de leur tenue vestimentaire mais plutôt le nombre de bambins (au moins quatre !) qui suivent les jeunes parents….

Nous ne décrirons pas les fondements de leur doctrine religieuse, ce n’est jamais simple à résumer en peu de mots, ces sujets-là…Temple square

Par contre, visiter le centre historique, Temple Square, est plutôt étonnant.

On est pris en charge par 2 sœurs mormones, toutes heureuses de vous expliquer, en
français, leur foi et les lieux importants de leur “église”.

Elles vous guident vraiment pendant la visite, en vous montrant, par exemple le
chemin du Tabernacle et accessoirement en vous indiquant l’itinéraire bis vers
la rédemption. Toujours courtoisement et sans essayer de vous convertir coûte
que coûte.

SLC CentreEt
la proximité de constructions séculaires avec des bâtiments contemporains donne
quelquefois un sentiment “d’arnachitecture” déjà éprouvé ailleurs….

A Athênes par exemple.

Ville
singulière, Salt Lake City a peut-être réussi à réconcilier les “Anciens
et les Modernes” ?

Mais Salt Lake City doit aussi son nom au Grand Lac Salé, tout proche….Nous en reparlerons…

Un
jour ou l'autre, il faut rentrer. C'est une des caractéristiques des voyages.
Si on ne rentre pas, on appelle ça un exil….

Alors
il a bien fallu quitter le Parc du Grand Teton Panneau GT
pour se rapprocher de notre ultime
étape, Salt Lake City.

Mais
nous avons eu beaucoup de mal à prendre une route vers le Sud…Il nous a fallu
plusieurs tours avant de réussir à quitter les lieux. Ce parc a eu sur nous un
effet hypnotique complètement inattendu…

Peut-être
que Freud analyserait mieux que nous notre attachement à un parc s'appelant
"Teton" ?

Peut-être
que l'échéance du retour en France approchant, nous avons voulu imprimer un peu
plus dans nos rétines les paysages qui s'offraient à nous ? Bateau Jenny Lake GT

Peut-être
que nous ne pouvions pas nous en aller sans dire un "Good Bye" aux
animaux croisés ici et là ?

Quelques
uns auront eu la délicatesse de nous saluer une dernière fois….

Voici
quelques clichés pour se faire une idée de ce que nous laissions derrière nous…

Lac GT
Un panorama….

2Bisons
2 bisons débonnaires…

1 petite maison dans la prairie…


 

Maison GT

1 coyote dans la plaine…Coyote GT

Be Bear Aware ! Voici un étrange panneau,
retrouvé à divers endroits des Parcs du Wyoming et plus particulièrement sur
quelques unes de nos jolies ballades dans le Grand Teton.

Bebearaware

Au
début, nous n’avons pas bien compris quel message on voulait nous transmettre à
travers cette expression "Be Bear Aware". Nous savions vaguement que
c’était une histoire d’ours. Pas de quoi en faire tout un pot de miel : on nous
avait suffisamment répété que les ours habitaient dans le coin.

Il
faut juste se souvenir que le bon nounours de "Bonne nuit, les
petits" est un animal sauvage de plusieurs centaines de kilos et qu’au
début de l’automne, il est boulimique car il sera à la diète pendant toute son
hibernation.

Mais
l’histoire de « l’homme qui avait vu l’homme qui avait vu l’ours et que
l’ours n’avait pas vu
», nous la connaissions déjà. Et pourtant dès que
nous posions une question sur les ours à un Park Ranger, il nous donnait
toujours d’excellents conseils sur comment être "Bear Aware".

Park_ranger3Grosso
modo, lors des ballades, il vaut mieux faire du bruit. Certes, admirer la
beauté des paysages au son des oiseaux gazouillants est d’un charme indéniable,
mais le souci c’est que l’ours déteste être surpris. Donc, il est préférable de
s’annoncer. Dès que vous abordez un détour de sentier sans visibilité, tapez
dans les mains, chantez, dites n’importe quoi mais ne restez pas silencieux.

Nous
avons suivi les bonnes recommandations des Park Rangers.

Nous nous sommes
promenés en chantant (faux en ce qui me concerne, mais les ours ne font pas la
différence), nous avons commenté à voix haute les choses les plus anodines (oh
la jolie crotte d’écureuil !)…et nous n’avons jamais rencontré d’ours.

Jusqu’à
se demander si nous n’étions pas devenus paranoïaques à en imaginer derrière
chaque arbuste. Au mieux, nous avons eu la chance de croiser l’homme qui avait
vu l’ours deux heures avant à 20 kilomètres de là….

Ours_noir_2
Jusqu’au
moment où…..sur le chemin du retour, se baladant tranquillement, en quête de nourriture,
au bord de la route, à peine dérangé par l’animation qu’il provoquait…un bel
ours noir.Park_ranger2

Et
quelques jours plus tard, après avoir renoncé à s’engager sur un chemin avec un
panneau "Bear habitat" très dissuasif, de l’autre côté de la Snake River
: Grizzly
un énorme grizzli à la recherche de
son petit déjeuner. Pour peu, on finissait en pancakes…

De
ces deux rencontres, nous avons pu tirer quelques enseignements:

Grizzly2_2

"Be
Bear Aware", ce n’est pas inutile…

"Trust
the Park Rangers", faites confiance au Park Rangers, ils connaissent
parfaitement leur boulot et lorsqu’ils vous donnent des conseils de prudence,
vous avez toutes les raisons de les croire…

Et
enfin, quelle satisfaction d’avoir grimpé d’un échelon dans la hiérarchie de
"l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours"….puisque nous, les ours,
nous les avons vu ! Et même en double, sans avoir abusé de beer.

Voilà un nom qui en fera sourire plus d’un….Grand Teton.

Grand_teton

Des trappeurs canadiens français l’auraient baptisé ainsi au XIXè siècle. Chacun se fera une idée en observant le panorama, chacun y verra…ce qu’il voudra !

Ce parc est situé au sud de Yellowstone. Il est bien moins grand mais pas moins majestueux avec sa chaine de montagnes dont le plus haut sommet culmine à 4198 mètres.Grand_teton2

Ici aussi les animaux abondent : bisons, élans, coyotes, ours et des centaines d’espèces d’oiseaux.

Canard_jenny_lake

Ce parc, à l’air faussement tranquille, ne manque pas de paysages sublimes, avec la Snake River qui serpente dans sa vallée.

Faussement tranquille, parce que là aussi, il y a du monde.

Les coins les plus connus sont quasiment pris d’assaut aux moments stratégiques : le lever et le coucher du soleil.

Orignal_matinalA ces heures là, la lumière est parfaite pour réussir vos photos, et pour observer les animaux. Soyez sur le qui-vive, un orignal ou un grizzly pourrait avoir envie de vous saluer….Plusieurs matins de suite nous nous sommes levés tôt, nous avons
arpenté ces lieux magiques, au milieu de photographes amateurs aussi
frigorifiés que nous (-10°C) mais toujours de bonne et fraiche humeur !

“Grande Titonne” comme le prononcent les Américains, un lieu à part…

PS : la cruauté de la vie sauvage nous rattrape parfois au détour d’une news sur un forum Internet.

Numéro 6, Cerf_6 le cerf magnifique qui régnait sur sa meute de biches, à proximité de Mammoth Hot Springs a fait une chute mortelle en début d’année….Il avait une si belle allure avec sa fière ramure….

Petite pause dans “Notre Amérique à Nous”….

 

Juste pour admirer le parc du Château de Versailles, un après-midi de janvier

 

SONY DSC                     L’oran..gelé

 

 

 

 

 

 

SONY DSC

 

 

 

 

 

 

      

SONY DSC                     Rayons de soleil…SONY DSC                     SONY DSC

 

SONY DSC                     SONY DSC                       Le grand canal

    

SONY DSC                        

Invité surprise

Il nous observait et nous ne le savions pas…Dsc062261001

Il était là dans les hautes herbes et nous ne l’avions pas vu…

Et puis nous avons tourné la tête et nous l’avons découvert…

Il était isolé et nous avons pensé qu’il était mis au rebut de l’impitoyable
société des…bisons.


Était-t-il épuisé de perpétuellement lutter pour le bonheur de trouver une bisonne ?
Toujours est-il que ce vieux bison solitaire nous scrutait de son regard noir.

Bison_famille
Il semblait nous dire:

Ne me jugez pas ! Moi aussi j’ai été un petit veau
innocent, toujours dans les pis de sa mère. J’ai survécu à cette première année
d’existence, si souvent fatale aux petits bisons.

Bison_sapin
Il y bon nombre de prédateurs
qui me voulait en casse-croûte : loups, coyotes, grizzlis. Aucun ne m’a mangé !
Il y a eu ces premiers hivers, si froids, où j’ai cru mourir tant la nourriture
était rare dans le parc de Yellowstone…Et puis j’ai grandi…

Bison_bless_copieJe
suis devenu ce jeune mâle fier et bagarreur ! Prêt à défier les autres, à les
affronter pour séduire ma Bisonne.

J’ai lutté dans les vastes prairies afin
d’avoir le droit brouter une herbe meilleure ! J’ai vécu parmi le troupeau,
veillant sur ma famille, fier de mes petits veaux, dissuadant ceux qui leur
voulaient du mal de trop les approcher….

Si j’ai parfois fait le beau devant les objectifs des touristes, je les ignorés le plus souvent. J’aurais pu faire
valser les plus envahissants. Un coup de boule et…..

Ne me jugez pas !

Tete_bison
Vous me voyez là, seul, loin des miens et ne croyez pas qu’il en
fût toujours ainsi. Que vous importe de savoir les raisons qui font de moi un
vieux bison solitaire !

Suis-je malade ? Suis-je trop vieux pour séduire encore ?

Laissez-moi, finir ma vie, tranquillement, sur la terre de mes ancêtres. Cette
terre où nous avons grandi.

Cette terre dont nous sommes indissociables au
point d’être devenu l’emblème du Wyoming. Souvenez-vous juste que si l’Homme
nous épargne,
s’il ne décide pas un jour de nous chasser de nouveau, nous
resterons éternellement les gardiens de Yellowstone”.

Pendant
ce séjour nous en avons croisés des bisons. Souvent en troupeau, quelquefois en
petit groupe, ce n’était pas le premier solitaire que nous apercevions.

Mais
là, à l’écart de tout, juste à côté
de la Marina du Lake Yellowstone, presque vide de toute embarcation…Il n’y
avait que lui, ce vieux bison solitaire, et nous, les petits frenchies

Dsc062281001

Ce
vieux bison solitaire nous a offert un instant de son éternité…

Une des grandes particularités de Yellowstone Bison2_yellowstone_2c’est
qu’il concentre les deux tiers des geysers….du monde entier !

Nous n’allons pas donner de chiffres exacts car ils varient selon les sources….chaudes évidemment
!

Lorsque vous vous promenez dans le parc, il y a
toujours une petite fumée à l’horizon. Au début, on pense qu’il s’agit d’un feu
de camp mal éteint. Les touristes sont parfois si négligents.

Et puis il faut
rapidement se rendre à cette double évidence : les campeurs ici sont totalement
respectueux du site et les fumeroles sont totalement naturelles.

Oldfaithfull3
On vient du pays entier pour admirer tout cela. On
vient même de plus loin encore (comme nous par exemple….).

Et parmi tous ces
geysers, il y a une vraie vedette, une véritable star !Pannoldfaithfull

On sait parfaitement où
et quand son spectacle va avoir lieu.

Autant certain petits geysers minuscules
sont d’une inconstance qui frise l’impolitesse puisqu’on n’est jamais sûr de
les voir quand on y passe, autant avec lui, il faut réserver sa place assise si
on ne veut pas le rater. Il ne vous décevra pas, il sera là, à l’heure dite ou
presque.

Vraiment, il mérite son surnom de “vieux fidèle”,

Oldfaithfull2

Oldfaithfull1
Old
Faithfull.

Old Faithfull est l’emblème de Yellowstone. Il
respecte scrupuleusement son planning. Avec une éruption environ toutes les
heures. Les horaires sont affichés dans tout le parc et soyez certain, qu’à dix
minutes près, il les respectera.

Son éruption commence doucement et devient de plus
en plus puissante. Le jet monte à une dizaine de mètres de hauteur et nous vous
déconseillons fortement d’aller y mettre la main pour en vérifier la
température : presque 100 C° !

Oldfaith2d1210Sinon vous pouvez toujours poser la question aux
bisons qui aiment bien venir s’y réchauffer en hiver…

Si vous voulez voir à quoi cela ressemble en live, vous avez la webcam du parc.(à voir)

Mais méfiez vous des contrefaçons (lien vers Old
Faithfull de Californie)

Septembre est la période des amours pour beaucoup d’animaux. Le cerf en particulier.Dsc05485_copie

Près des terrasses de Mammoth Hot Springs, la
compétition est rude entre les jeunes ambitieux et les anciens résolus à garder
leur statut. A la différence de certaines espèces plus partageuses, le cerf
réclame et obtient l’exclusivité absolue des faveurs des biches.

Le “chef” entouré de son cheptel veille ; il est prêt à dissuader les jeunots qui s’approchent un peu trop de ces
demoiselles.
BichesOn peut même se demander si ce n’est pas lui qui pose les panneaux “Do Not Approach”….

Mammoth_cerf
Nous n’avons pas vu d’affrontements directs mais la ramure
menaçante et quelques charges d’intimidation auront eu l’effet escompté : préserver
son exclusivité !Dsc05406_copie_3

Il n’y pas qu’à Mammoth Hot Springs que l’on peut
observer cette période de rut et entendre le puissant brame du cerf.

Cerf_dormant
Le
parc est vaste, les animaux nombreux. Les paparazzis aussi.

Au détour d’une route, un soir au coucher du soleil,
nous avons pu assister à ce magnifique spectacle d’un cerf déclarant son amour,
les pattes dans la Yellowstone River, entouré de quelques biches se
désaltérant.Dsc05466_copie_2

Il était beau, il était fier, il bramait à n’en plus
finir. La lumière était parfaite, les couleurs de l’automne doraient l’horizon.
Tout était réuni pour une photo exceptionnelle.

Nous nous sommes avancés
discrètement, sans l’effrayer. Alors pour assurer le coup, pour être certain
que les réglages étaient corrects, j’ai pris une photo de quelques autres
observateurs. Clic-clac. Rien à dire, ça va être génial.

Je vise…je cadre…je me concentre sur la composition
de la photo…j’appuie sur le déclencheur et …..rien ! je recommence…rien de rien
!

La panne complète, plus de batterie. Impossible de rallumer l’appareil…le Cerf
cesse de bramer, ses biches s’éloignent tout doucement du lit de la rivière, la
lumière décline, l’instant magique s’estompe…mes collègues paparazzis s’en
vont, tout sourire, contents de leurs clichés….

Et moi, tout penaud, je regarde ma copine et je dois lui avouer que  ma photo du siècle, mon scoop
du Cerf
, se résume à cela….Paparazzis

Heureusement, cet instant magique restera gravé dans
nos rétines à défaut de l’avoir été sur notre carte mémoire…

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