Ce drapeau est celui du Wyoming. ![]()
Un bison y est en plein milieu. Il symbolise bien
cet état aux vastes étendues, patrie de Buffalo Bill.
Ce drapeau illustre aussi
ce que fût, en partie, notre voyage. Une rencontre permanente et parfois
insolite avec un gros bœuf poilu : le Bison !
Pourtant
notre première “confrontation” avec cette masse sombre et
impressionnante n’a pas eu lieu dans le Wyoming mais dans l’état voisin, le
Dakota du Sud.
Au Custer State Park plus précisément. Parc qui a hérité son nom
d’un célèbre général (quelques infos sur Custer) qui eut ses heures de bonne et mauvaise fortune
pendant la guerre de Secession et les guerres contre les Indiens.
Dans
ce parc, on vous explique que 1200 à 1500 bisons paissent tranquillement, en
toute liberté.
Vous vous dites que, trahi par votre niveau
d’anglais, vous avez mal compris que c’est de centaines dont il s’agit.

Et au
détour d’une route vous tombez sur une grande prairie, remplie de buissons
mobiles ! Seulement les petits points que vous apercevez au
loin ne sont pas des petits arbustes ballotés par le vent mais bien des
dizaines…non des centaines…..de bisons !
Ils
sont là.
Proches et lointains à la fois. Paisibles et impassibles.
Cet animal est étonnant ! Lorsqu’il se déplace, il donne l’impression de marcher
tout lentement.

Or en quelques minutes, il a parcouru la centaine de yards qui
vous séparait de lui et s’il décide que vous êtes sur son chemin, écartez vous
! Sauf si vous avez envie de savoir quel goût à un steak de bison d’au moins
une tonne qui ,énervé, pourrait vous charger à 65 km/h !
Et
dans ce parc, alors que d’autres animaux y habitent,
on sent bien que le bison
est la vraie vedette du coin. C’est lui qui règle la circulation en choisissant
de traverser la route où bon lui semble.
C’est pour lui qu’on vient assister
chaque année au “Buffalo Round’Up”.
Le
“round’up” est une chose extrêmement simple. Cela consiste à
rassembler le troupeau en un seul point du parc. Les animaux seront ensuite
triés, sélectionnés puis, pour certains d’entre eux, vendus aux enchères.

Tout
cela dans le but de maintenir une population stable et de s’assurer que les
ressources naturelles du parc continueront à assure la subsistance du troupeau.
Simple,
non ? Petite précision : on fait tout cela à cheval comme au bon vieux temps
des cowboys !
En théorie, tout le monde peut s’inscrire pour y participer. A
condition de savoir faire du cheval, bien sûr. Dans la réalité, vue la
complexité et la dangerosité de l’opération, si votre dernière chevauchée était
sur un poney ou un manège en bois, abstenez-vous !
