Bol d’air sur les Polders

Dans les lointains souvenirs de mes cours de géographie, il existe un pays bien particulier. Notre prof nous parlait de ce drôle d’endroit où les hommes avaient su gagner de la terre sur les eaux. Ce pays, c’est les  “Pays-Bas” et  ils portent  bien leur nom. Notre GPS indiquera à plusieurs reprises une étrange altitude : -7m, -15m, -19m

Les Pays-Bas sont célèbres pour les POLDERS. Pour l’histoire et la technique, je vous laisse visiter la page de Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Polder.

Pour les impressions et les photos, suivez-moi !

Nous avons fait une petite escapade dans le nord d’Amsterdam à Volendam.

Ce nom me disait très vaguement quelque chose…probablement parce qu’il y a un club de foot …

Et que découvre-t-on lorsqu’on y va  (à  part le stade, évidemment) ?

Une petite ville bien sympa, juste en face de l’ile de Marken, un front de mer animé où l’on peut boire de la bière et manger frites et fritures…..la destination “diététique” par excellence ! Tout ce j’aime, quoi !

Une fois embarqué sur la navette, vous atteignez l’ile de Marken en moins de 25 minutes.

Le pont Maxima

Là aussi, vous tombez sous le charme de ces anciennes maisons de pêcheurs, joliment décorées, avec ces minuscules canaux qui délimitent de tout aussi minuscules jardins.

Bon c’est sûr que visiter sous un grand soleil de juin, c’est plus sympa que par une pluie battante et un ciel couvert.

Juste à côté de Volendam, il y a Edam. Cette fois le nom rappelle un fromage. Normal, il vient de là ! Edam est à la Hollande ce que Camembert est à la Normandie : une ville qui s’exporte bien dans les assiettes !

Encore une fois vous êtes tout surpris de découvrir un petit village (qui en réalité fait partie de la commune de Volendam),  les canaux sont partout, les bateaux dessus, les maisons typiques.

Vous êtes vraiment dépaysé et c’est tant mieux !

Les digues vous entourent, les routes sont toutes plates et les vélos s’éclatent….Pistes cyclables à perte de vue.

Nous ne sommes qu’à 25km d’Amsterdam et le sentiment d’être  à la campagne et à la mer en même temps est bien le plus fort…

 

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Icare sans plumes ?

Un cerf-volant, une tondeuse à gazon et un strapontin.

Pour peu que vous soyez bricoleur, vous assemblez le  tout, vous prenez place, mettez les gaz et c’est parti ! Et comme il faut un nom pour l’engin, vous l’appelez Ultra Léger Motorisé.

ULM ! Bretagne 09

N’ayant pas particulièrement peur en avion, j’ai trouvé sympa le cadeau choisi par ma dulcinée pour mon anniversaire :  un baptême d’ULM !

Après réflexion, il a quand même fallu m’auto convaincre que les statistiques, très sûres, du transport aérien plaidaient en faveur d’une aventure sans risque.ULM5 Décollage copie

Alors, direction l’aérodrome de Granville, pour un petit survol des côtes de Normandie.

1er prise de contact avec l’étrange appareil qui va me transporter. Il y a un objet familier qui rappelle les avions de lignes : la ceinture de sécurité est identique.

Ben alors, c’est pareil qu’un Airbus en plus petit ?

Si on ôte la carlingue, les sièges confortables et le personnel de bord servant les apéros, c’est grosso modo la même chose.

Avec un plus appréciable : on peut discuter directement avec le pilote puisqu’il est assis juste devant vous.

Pour le reste….ULM Granville

Petit roulage sur la piste et…décollage ! En quelques secondes, on atteint l’altitude de croisière…500 mètres. Et là, on est bien content d’avoir enfilé la combinaison qui évite de finir comme un glaçon. 500 mètres ce n’est pas très haut quand on fait une randonnée en montagne par un beau soleil d’été.

Au bord de la mer, par une jolie journée ventée du mois de Mai, ce n’est pas exactement la même chose !

Une fois quitté le plancher des vaches (normandes forcément), on comprend parfaitement pourquoi le terme Ultra Léger est associé à notre appareil.Bretagne 09

J’imagine que se contenter de “léger” n’aurait pas parfaitement rendu le sentiment de “pas grand’ chose” qui vous habite quand le moindre coup de vent vous ballote…Avec “ultra” devant “léger”, j’étais prévenu, non !

Quoiqu’il en soit, la découverte de la baie de Granville depuis le ciel est un vrai  spectacle.

Et le meilleur moyen de l’apprécier est d’oublier que vous êtes suspendu à un cerf-volant, assis sur un strapontin, une tondeuse à gazon dans le dos…

Inutile aussi de vous souvenir du mythe d’Icare….Bretagne 09

Un autre coin d’Amérique…

Depuis quelques semaines, nous prenions plaisir à revivre, à travers ce blog, les contrées de l’Ouest Américain parcourues l’automne dernier.

Les commémorations du 65ème anniversaire du débarquement du 6 juin 44, on fait remonter à la surface de notre mémoire une visite entreprise il y a quelques années sur les plages de Normandie.

De ces lieux chargés d’histoire, il en est un qui est un bout d’Amérique planté en pleine Normandie : le cimetière américain de Colleville sur Mer.

Colleville sur Mer

Image de carte

Concession perpétuelle faite par la France aux Etats-Unis, ces 70 hectares sont réellement un territoire américain.

Arpenter les plages ou villes célèbres de la région, comme Omaha Beach ou Sainte Mère l’Eglise, découvrir le musée du  débarquement d’Arromanches sont autant d’étapes incontournables et instructives mais la véritable émotion, pour nous, fut ailleurs.

Visiter le cimetière américain est impressionnant.

Colleville sur Mer                    Il faut parcourir les allées à travers les 9837 tombes, toutes ornées d’une croix ou d’une étoile de David blanche, dans un silence quasi  absolu, avec pour seul bruit quelques gazouillis d’oiseaux, pour véritablement prendre la mesure de ce que furent les combats de la bataille de Normandie.

Un lieu si paisible….témoignage de tant de fureur….SONY DSC